Ralph M. Lewis
Credo de la PaixJe suis coupable de guerre quand j’exerce orgueilleusement mon intelligence au détriment de mes frères humains.
Je suis coupable de guerre quand je déforme les opinions des autres lorsqu’elles diffèrent des miennes.
Je suis coupable de guerre quand je ne tiens pas compte des droits et des possessions des autres.
Je suis coupable de guerre quand je convoite ce qu’un autre a honnêtement acquis.Je suis coupable de guerre quand je cherche à maintenir la supériorité de ma position en privant les autres de leur opportunité d’avancement.
Je suis coupable de guerre si je m’imagine que ma famille et moi-même devons être privilégiés.
Je suis coupable de guerre si je crois qu’un héritage me donne le droit de monopoliser les ressources de la nature.
Je suis coupable de guerre quand je crois que les autres doivent penser et vivre comme je le fais.Je suis coupable de guerre quand je fais dépendre le succès de ma vie de la force, de la réputation et de la richesse.
Je suis coupable de guerre quand je pense que la conscience des gens devrait être soumise par la force plutôt que suivre la raison.
Je suis coupable de guerre quand je crois que le dieu que je conçois est celui que les autres doivent admettre.
Je suis coupable de guerre quand je pense que le pays qui a vu naître quelqu’un doit nécessairement être le lieu où il doit passer sa vie.
Saint Germain
(Tiré de La Très Sainte Trinosophie)Curieux scrutateur de la nature entière,
J'ai connu du Grand Tout le Principe et la Fin.
J'ai vu l'or en puissance au fond de Sa rivière,
J'ai saisi Sa matière et surpris Son levain.J'expliquai par quel art l'âme aux flancs d'une mère
Fait sa maison, l'emporte et comment un pépin
Mis contre un grain de blé, sous l'humide poussière,
L'un plante et l'autre cep, sont le pain et le vin.Rien n'était. Dieu voulant, rien devint quelque chose.
J'en doutais, je cherchai sur quoi sur l'Univers pose.
Rien gardait l'équilibre et servait de soutien.Enfin avec le poids de l'éloge et du blâme,
Je pesai l'Éternel; il appela mon âme.
Je mourus, j'adorai, je ne savais plus rien
Ptah-Hotep
(Dévoilé par Saint Germain)Si tu cherches les responsabilités, si tu les acceptes, applique-toi à devenir parfait.
Si tu prends part à un conseil, rappelle–toi que le silence vaut mieux que l’excès de paroles;
que l’action réfléchie, appuyée sur la certitude du vouloir bien faire, porte toujours ses fruits.Remplis ton coeur de la joie des autres et prends soin que cette joie pour une large part leur vienne de ton amitié.
Sois bon envers tes serviteurs car la maison dans laquelle ils seraient mal traités ne pourrait conserver le bonheur et la paix.
Sois fraternel et doux envers le pauvre qui te tend la main. Sais-tu si tu n’as pas connu pareil dénuement?
Aime les animaux, ils viendront à toi car ils savent. Appliques-toi à mériter toujours leur confiance et leur attachement.Si tu négliges les dieux, c’est que tu pressens l'«Unique»; tu ne chercherais pas si tu ne L’avais pas trouvé.
Il est en tout, partout et en toi-même où Il t’attend!
Maître El Morya
Je suis le vent qui transforme la dune de sable.
Je suis la vague qui transforme la falaise.
Je suis le soleil qui transforme la nuit.
Vous êtes L'Amour qui transforme la Terre.
Oliver Wendell Holmes
Mon âmeMon âme, bâtis-toi de plus fières maisons
Durant que coulent les saisons!
Laisse au passé sa voûte basse;
Fais un temple plus grand que celui qu’il remplace!Abrite-toi sous un dôme plus altier
Jusqu’au jour où, enfin libérée
De ton écaille devenue inutile,
Tu quitteras la mer agitée de la vie!
Naya Khan
L'Amour gravit pas à pas la montagne de la vie.
Les rochers s'écarteront pour ouvrir une voie
À celui qui aime.
Gabriela Mistral
CredoJe crois en mon coeur, bouquet de parfum,
Que mon Seigneur secoue comme frondaison
Embaumant d’amour la vie toute entière
Et me la rendant bénie!Je crois en mon coeur, mon coeur qui ne demande rien,
Car il contient le songe suprême
Et dans ce songe étreint,
En maître immense, la création!Je crois en mon coeur qui, lorsqu’il chante,
Plonge sa blessure dans le Dieu profond
Et remonte de cette source vive
Comme nouveau-né!Je crois en mon coeur, mon coeur qui palpite
Car il est l’oeuvre de celui qui trouble les mers.
En lui la vie met comme des accords
De pleine mer.Je crois en mon coeur, mon coeur que je presse
Afin de teindre la trame des jours
De rougeur ou de pâleur
Et qui en fait vêture de feu.Je crois en mon coeur, mon coeur qui, dans les semailles,
Dans le sillon sans fin, ne fit que s’enrichir.
Je crois en mon coeur, toujours répandu,
Mais jamais vidé.Je crois en mon coeur que le ver rongeur
Ne mordra pas, où la dent de la mort s’ébréchera.
Je crois en mon coeur, mon coeur qui repose
Sur le sein du Dieu terrible et fort.
Jean Fleurant (Haïti)
Mon filsMon fils, voici maintenant venir le moment,
Le moment de suivre la voie initiatique,
De demeurer sagace, sage à tout instant
Et de voir pénétrer la lumière Christique.Aujourd'hui amène ta nouvelle naissance.
Tu n'appartiens plus désormais à la souffrance.
Les compliments et les critiques sont des tares
Qui ne doivent t'affecter pour aucun caviar.Ne sois pas hâbleur, parle moins que tout le monde,
Mais de tes yeux, vois beaucoup plus loin que les autres.
Guette, cherche le savoir à chaque seconde
Et alors tu te verras entouré d'apôtres.Partout où tu passes, prends le temps d'observer,
Mais ne sois pas pour autant un livre fermé.
Prends congé de la jalousie, de la traîtrise.
Fuis tes doutes mais garde toujours ta maîtrise.Dépouille-toi de tes peurs, de tes attachements.
Le visible est une farce et la terre un pont.
Passe dessus mais n'y construis pas ta maison
Car l'heure vient pour toi de transcender le temps.Applique-toi à maîtriser les éléments.
Laisse-toi aller, guidé par leur quintessence.
Médite sur les clefs de l'espace et du temps.
Accède à la paix de l'esprit par le silence.Ici, dans le temple où règne la Vérité,
Il n'y a ni grand ni petit. Tout est un
Mais rien ne se mélange. La réalité
C'est qu'il t'appartient seul de trouver ton chemin.Mon fils, détourne-toi de la méchanceté.
Apprends à la différencier de la bonté.
Ton aura, tu la purifieras comme ca
Et ton rideau protecteur se renforcera.Enfin, si tu fais de l'amour ton Roi, ton Guide,
De la charité ton mot de passe fluide,
De la prière ton épée, ton bouclier,
Crois-moi fiston, tu seras un grand initié.Car tous ceux qui passent par la septième porte
Sont ceux qui se livrent corps et âme à l'Amour
Et qui n'ont nulle peur d'être mis à la porte
Lorsque méditer n'est pas à l'ordre du jour.
Jean Fleurant (Haïti)
Quand viendra le tempsQuand viendra le temps où la paix se ternira,
Où le peuple de Dieu oubliera son sabbat,
Où les jeunes seront des adultes précoces
Et la vie un amas de souvenirs atroces,Je partirai à la recherche de moi-même,
Ce dieu muet qui vit loin de Jérusalem,
Qui partout où règne le silence s'exprime,
Mais sans faire de bruit, dans un calme sublime.Je me viderai de tout, soucis, chagrins, peurs,
Je me fixerai vers le monde pur, mon coeur,
L'univers si petit où siège l'inscrutable,
Le grain de sable où siège l'incommensurable.Je monterai sur ma montagne, mon lieu saint.
Je bâtirai ma citadelle, mon Eden.
Je vivrai le calme, le silence divin.
Et de la vie, je butinerai le pollen.Alors, dans l'agora des sages j'entrerai.
Ils me questionneront et moi, je leur dirai:
"Je vous en supplie, vite, bénissez la terre,
Car les chiens ne sont plus en laisse: c'est la guerre."Ils me répondront sans doute: "Dis donc mon fils,
Redresse-toi, ne demande pas. Dix fois sur dix,
Ce pont qu'on appelle Terre est béni chaque jour,
Et la paix n'est rien qu'un simple culte d'amour.Souviens-toi, lorsque tu y seras retourné:
Dis-leur qu'ils ne soient pas dupes, qu'en vérité
La guerre et la paix sont des ennemies amies
Qui se ruinent lorsqu'entre elles fuient toutes vies."Oui, quand viendra le temps où tout s'embrasera,
Où l'espoir chantera son dernier opéra,
Où la tyrannie détruira jeunes et vieux,
J'interviendrai, car ce jour là, je serai Dieu.
Charles Péguy
La mort n’est rienJe suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, vous êtes vous.
Ce que nous étions les uns pour les autres,
Nous le sommes toujours.Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné.
Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait.
N’employez pas un ton différent,
Ne prenez pas un air solennel ou triste.Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé comme il l’a toujours été:
Sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre.La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié.
Elle est ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de votre penséeSimplement parce que je suis hors de votre vue?
Je vous attends.
Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.
Jacques Brel
Je vous souhaiteJe vous souhaite des rêves à n’en plus finir
Et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer
Et d’oublier ce qu’il faut oublier.Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseau au réveil.
Et des rires d’enfant.Je vous souhaite de résister
À l’enlisement, à l’indifférence,
Aux vertus négatives de notre époque.Je vous souhaite surtout d’être Vous
Jacques Salomé
Vous souhaiterVous souhaiter, seulement vous souhaiter
De vous aimer dans chaque instant de votre vie,
De vous respecter dans chacune de vos décisions,
D’être actifs et dynamiques dans vos choix.Vous souhaiter
D’être libres dans vos sentiments,
De ne pas trop vous piéger dans vos contradictions,
D’être présents dans chacun de vos gestes.Vous souhaiter
D’être vivants dans les échanges et les rencontres,
D’être ouverts à l’imprévisible de l’existence,
D’être respectueux de vos émotions.Vous souhaiter
De tenir vos engagements,
D’avancer dans vos découvertes et votre quête,
Dans vos errances et dans vos envols.Vous souhaiter
D’être au plus près de vos ressources,
D’être en chemin vers le meilleur de vous-même
Dans l’appel de nouvelles naissances.Vous souhaiter
De vous accueillir dans vos erreurs,
De vous dynamiser par l’écoute de l’autre,
De transformer vos rêves en des projets concrets.Vous souhaiter
D’oser vous affirmer, de mieux vous définir
Dans chacune de vos paroles,
De vous rejoindre au plus profond.Vous souhaiter
D’être fidèles à vos valeurs,
D’être vigilants dans ce que vous allez transmettre,
D’amplifier l’inattendu en vous.Vous souhaiter
De respecter la vie ardente qui est en chacun
Pour aller dans le sens de votre vocation profonde
Qui est de tendre vers plus d’humanitude,
Vers plus d’amour et vers plus d’absolu.Vous souhaiter
De devenir des passeurs,
Des transmetteurs de vie,
Des artisans d’espérance.Vous souhaiter
De devenir des levains de soleils
Pour rayonner plus vifs que jamais.Et vous remercier
D’oser tous ces possibles de vous
Et d’en prolonger les vibrations, les énergies
Et la lumière dans chacune de vos rencontres.
Saint Augustin
Paroles d’espéranceNe pleure pas, si tu m’aimes. Si tu savais le don de Dieu et ce que c’est le Ciel. Si tu pouvais entendre le chant des anges et me voir au milieu d’eux.
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les chants éternels, les nouveaux sentiers où je marche! Si un instant, tu pouvais contempler comme moi la beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent! Quoi, tu m’as vu, tu m’as aimé dans le pays des ombres et tu ne pourrais ni me voir, ni m’aimer dans le pays des immenses réalités?
Crois-moi: quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient et quand, un jour que Dieu connaît et qu’Il a fixé, ton âme viendra dans le ciel où l’a précédée la mienne, ce jour-là, tu reverras celui qui t’aimait et qui t’aime encore. Tu retrouveras son coeur, tu en retrouveras les tendresses épurées
À Dieu ne plaise qu’en entrant dans une vie plus heureuse, infidèle aux souvenirs et aux vraies joies de mon autre vie, je sois devenu moins aimant! Tu me verras donc transfiguré dans l’extase et le bonheur, non plus attendant la mort mais avançant d’instant en instant avec toi qui me tiendras la main, dans les sentiers nouveaux de la lumière et de la vie, buvant avec ivresse aux pieds de Dieu un breuvage dont on ne se lasse jamais et que tu viendras boire avec moi.
Essuie tes larmes et ne pleure plus, si tu m’aimes.
S. Tamaro
Quand plusieurs routes s’offriront à toi
Et que tu ne sauras pas laquelle choisir,
N’en prends pas une au hasard
Mais assieds-toi et attends.Respire profondément,
Avec confiance,
Comme le jour
Où tu es venu au monde.Sans te laisser distraire par rien,
Attends encore et encore.
Ne bouge pas.Tais-toi et écoute ton coeur.
Puis quand il te parlera,
Lève-toi et va où il te porte.
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